A la recherche d'un film à charger. Vous ne savez pas quoichoisir ?, ici vous trouverez un torrent d'avis sur tous les films et séries, du classique au derniéres nouveauté.

Votre avis sur "The Big Lebowski"

"J'ai pas raison ? J'ai pas raison ?"

The Big Lebowski

On n’hésite pas à comparer l’univers tarantinien à l’univers des frères Coen. Le point commun étant ce grain de folie qui nous fait perdre le temps d’un film le sens des réalités. Après un délirant « Fargo », les frangins Coen récidivent avec un « Big Lebowski » ahurissant de folie brute, une virée dans Los Angeles dont on se demande si on sortira vivant !
Il faut dire que la savoureuse galerie de personnages imaginés par les frères Coen ferait croire que la bonne ville de Los Angeles serait peuplée de fous qui rivaliseraient d’imagination pour décrocher un premier prix d’insanité mentale. Et ce, grâce au jeu d’excellents acteurs, qu’il s’agisse des principaux ou des secondaires. On est vite fixé avec l’innénarable John Goodman qui campe ici le rôle de Walter Sobchak, un vétéran de la Guerre du Vietnam et qui semble, près de 25 après, ne pas avoir pu chasser ses automatismes de soldat : agressivité verbale, gachette facile, coupe à la brosse... Un pur régal tout comme le personnage de Jésus, le dieu hispano-américain du bowling, joué par John Turturro... Au milieu de ces démentiels concitoyens, Lebowski ( Jeff Bridges ), le « Dude », nous donne une leçon de « cool attitude », philosophie qui lui est bien utile avec les inimaginables péripéties qui lui arrivent au cours du film. On en reste abasourdi, perdu, comme le pauvre Donnie ( Steve Buscemi ) qui ne comprend rien à tout ce qui arrive à ses amis ! Le tout sur une bande-son variée, impériale...
C’est là que se trouve le principal problème du film : malgré de très bons passages comiques, le film est plutôt déocousu à force de surenchère des péripéties : on se perd entre l’affaire du tapis, de l’enlèvement, du magnat du porno, des nihilistes... Le spectateur est déboussolé et se demande s’il ne ferait pas mieux de revoir le film pour tenter de mieux en comprendre l’histoire... Malgré tout, vous risquez bien malgré vous de vous laisser prendre par la folie ambiente, plus prononcée mais moins bien organisée que dans « Fargo »...